De la Finlande à la Grèce, dans l'Europe et la France profonde, Deruber a été un quêteur de lumières et de rencontres d'hommes

 

 

 

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Pour fêter ses quatre (vingt) printemps et quelques hivers DERUBER serait honoré de vous recevoir au vernissage d’œuvres récentes marquant ainsi qu’il tient encore fermement les outils de son art.

 


De la Finlande à la Grèce, dans l'Europe et la France profonde, Deruber a été un quêteur de lumières et de rencontres d'hommes et de femmes (souvent).
Les traces de son insatiable besoin de faire partager ces émotions et passions ont figuré dans plus de trente expositions.
Autant d'articles critiques ou élogieux témoignent de sa remise en question permanente tant technique qu'humaine.

Auteur de fresques  murales il s'exprime aussi bien dans une démesure atavique que dans un minimalisme graphique.

Né en 1938, Deruber n'est pas au sommet de son art mais toujours au pied d'un mur dont il voudrait en faire un passage vers l'imaginaire.

(Extrait du site de l'Aïda) Lien vers le site ICI

"Réincarné en parangon d’immoralité, en maître de destinées parallèles ou en philosophe du pragmatisme selon les ans et les critiques, Deruber a 7 vies pour ressusciter encore et encore l’amour du beau dans des instantanés à voir et revoir en exposition et en atelier." (Jean Zierre)

"Epurant la figuration jusqu'à friser l'abstraction, le style de Deruber traduit sa vision très personnelle des choses, voguant de l'imaginaire à l'irréel, tout en se référant à un sujet précis, paysage, nu ou fleurs. Art avant tout impulsif, spontané, sensitif qui ne laisse que peu de place à l intellect, à la raison, ce qui nous vaut des toiles traitées avec fougue, pétries dans une matière généreuse. » (Paul S. PICARD)

"Deruber cherche à induire, par la représentation physique, trait et couleur, un monde accroché au réel mais qui laisse, par le rêve de celui qui le regarde, ressentir une émotion propre et renouvelable à l’infini."

(Extrait du site "Les ateliers ouverts")    Lien vers le site
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A l'attention des voyageurs
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 Les travaux récents

 

 

 

 

 

 

 

Deruber, peintre maudit Noir c'est noir.
En 1986, l'oeuvre de Deruber, truculent peintre de la Petite-France, était partie en fumée. Hier, c'est tout son monde qui a été dévoré par le feu. Deruber, artiste sinistré. A quelques jours de Noël, ses affaires calcinées ont volé par les fenêtres de son appartement-atelier de la rue du Bain-aux-Plantes investi par les pompiers.
Une fois de plus son oeuvre a été carbonisée, mangée par les flammes, l'incendie de ce lundi ravivant la blessure que le feu avait infligée au peintre il y a plus de vingt ans.
Par une nuit d'octobre 1986, la galerie du Puits 6, à Merkwiller-Pechelbronn, est embrasée. Accrochés là depuis la veille, 72 tableaux de Deruber sont pris dans les flammes. Vingt ans de peinture anéantis. La « Brûlure » : c'est ainsi que l'épisode est répertorié par Désiré Roth, dont la vie est un roman (il apparaît sous le nom de Wotan dans Le Crime de la maison Grün par Jacquemard et Sénécal, prix du Quai des Orfèvres 1977).
Voyant dans l'épreuve un enrichissement, Deruber a continué à peindre et à parler, « envers et contre tout », donnant toujours dans le « poétique allusif », se référant à « la profondeur des dessins paléontologiques », visant une « transmission émotionnelle », une communication spontanée.
Empilements, entassements, amoncellements. Le capharnaüm assumé et revendiqué. Dans l'appartement de la Petite-France où il résidait depuis un demi-siècle, l'artiste qui a fêté il y a quelques jours ses 81 ans collectionnait livres, dessins, coupures de presse, bric-à-brac, le désordre, les « strates du vécu » étant considérées comme une source d'inspiration et comme un choix esthétique.
Hier, c'est tout un univers qui a été consumé par les flammes.
J.-J. B.


Incendie chez un peintre
Un incendie s'est déclaré hier en début d'après-midi dans l'immeuble du peintre Deruber, au 24 rue du Bain-aux-Plantes à Strasbourg, en plein coeur du quartier touristique de la Petite France.
Une vingtaine de pompiers des casernes Ouest et Finkwiller sont intervenus à 13h dans cet immeuble de trois étages, dont une façade donne sur l'Ill. Le feu s'est vraisemblablement déclaré au deuxième, au domicile du peintre Deruber qui lui sert aussi d'atelier. Agé de 81 ans, l'artiste était en compagnie d'un autre homme âgé de 64 ans.
Légèrement intoxiqués par les fumées, tous deux ont été transportés au centre hospitalier universitaire de Hautepierre. Déjà victime d'un incendie en 1986
Aucun autre blessé n'est à déplorer. Le premier étage - qui fait l'objet de travaux - et les combles étaient inoccupés.
Mais l'ensemble des locaux est fortement endommagé, et en premier lieu l'appartement et atelier de Deruber, Désiré Roth de son vrai nom. L'endroit, souvent considéré comme un « capharnaüm », était volontairement laissé en désordre par l'artiste qui gardait là toutes sortes d'objets, notamment des livres et coupures de journaux.
Deruber y conservait aussi de nombreuses toiles. Déjà, en 1986, vingt ans de son travail étaient partis en fumée à la suite d'un incendie dans la galerie du Puits, à Merkwiller-Pechelbronn (lire plus bas).
De nombreux passants et touristes ont été témoins de cet incendie et de l'intervention des pompiers, notamment depuis le pont du Faisan, situé à quelques mètres de l'immeuble. La police a ouvert une enquête pour déterminer l'origine exacte du sinistre, sans doute accidentelle.
Aurélien Poivret

Lire la suite dans les DNA du 22 décembre 2009